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 [ARTICLE] Lettre d’une Ministre de l’Ancienne Génération  


Ancien ministre
Ancien ministre

Étoiles  9254

Confrérie 


Mer 18 Mai - 15:00
Rappel du premier message :



Bonjour à tous,

Il y a encore quelques mois, je n’aurais jamais imaginé poster un message aussi long sur ce forum. J’ai passé énormément de temps à comprendre ceux qui s’y affichaient, qui s’y dévoilaient autant, mais je n’ai compris qu’aujourd’hui, en l’écrivant moi-même, l’importance que ces mots signifiaient pour ceux qui les ont écrit comme l’importance qu’ils signifient pour moi aujourd’hui. Ça me tient énormément à cœur de me libérer de ces mots et que mes paroles soient entendues.

Malgré le caractère sérieux de cette lettre, il était plus supportable pour moi d’y apporter des infimes touches d’humour mais ne vous y trompez pas, plus je l’écrivais, et plus des larmes roulaient sur mes joues.

Je vais donc commencer par vous annoncer ma démission, après environ 4 ans et demi de fidélité et de travail (malgré une pause pendant la fermeture) à l’Université Universelle car Rozelie a fané aujourd’hui. Je vais ensuite vous exposer les raisons de mon départ, qui est mûrement réfléchi et qui traîne depuis quelques mois.

Sachez tout d’abord que l’Université Universelle a toujours été, depuis que j’y ai atterri un soir d’Octobre 2011, ma maison. Plus qu’une maison en fait, un foyer, car comme dirait ou chanterait Luther Vandross s’il était encore vivant : « A house is not a home and a home is not a house ». L’Université Universelle a pour moi été une famille où l’on avait la possibilité de choisir ses membres. Qui n’a jamais rêvé de choisir qui composait sa famille ? Une famille composée d’amies, n’est-ce pas un rêve ?

Mais au fil des années, cette famille a évolué, a été métamorphosée et est devenue une collocation. Ce qui était autrefois une équipe soudée est devenue un semblant de cohésion. L’esprit de compétition a remplacé l’esprit d’équipe qui était si cher aux yeux de certains. Un groupe se définit par la réalisation d’un objectif commun, et en l’occurrence faire progresser l’université, toujours vers l’avant. Sauf que le progrès est à double-tranchant, et je pense qu’on s’est tous pris le revers de la médaille dans la figure puisque l’objectif commun est presque devenu de battre tout le monde et d’être le roi de la montagne. Le progrès a nécessité une augmentation des performances et c’est là que la course a commencé. Il y a également un énorme problème de communication, car nous construisons tous, mais sans nous concerter, nous construisons dans des sens différents. Je ne jetterai jamais la pierre à aucun des ministres, actuels ou anciens, licenciés ou démissionnaires, car nous avons tous apporté notre pierre à l’édifice et qu’il n’y aura jamais qu’UN SEUL responsable, je le dirai encore et encore, j’ai certainement mon lot de responsabilités et de contribution, comme chacun de nous, employé ou élève, dans la transformation de notre édifice.

Personne n’est tout blanc ou tout noir, nous avons tous notre part de responsabilité, la Direction, comme TOUS les membres de la communauté. Je ne sais pas si on peut voir ça comme une aliénation au travail, mais mine de rien, ça retourne vachement les cerveaux et les vestes de se dire qu’on sera évalués sur notre nombre de minutes hebdomadaires. Le leadership que la Direction représente est dans la théorie pure une relation de confiance mutuelle, or je ne suis pas sûre que cette confiance soit partagée. Peut-on vraiment parler de relation ? Ne sommes-nous pas devenus des machines d’excellence ? Sommes-nous des ministres, des étudiants, des employés ou des humains ? Comme si l’aspect humain avait disparu de l’université. J’ai peut-être une crise existentielle où je me dis que nous ne sommes que des chiffres et des pseudos dans un tableau, dans un classement ou sur un site, alors que nous sommes tellement plus que ça et un ministre est avant tout un humain.

Dégoût, amertume et regrets. Ce sont les 3 mots qui me caractérisent aujourd’hui. J’ai énormément travaillé et plus que tout j’ai aimé ce que j’ai fait. Aujourd’hui, la satisfaction d’aimer mon travail ne me suffit plus. J’ai des torts, ça c’est certain. Et le premier a été de penser que tout le monde était aussi bien-pensant que je ne l’espérais. De penser que nous avions tous la même conception de l’amitié, de la confiance et de la tempérance. Mon tort a été de me confier aux mauvaises personnes, pauvre naïve Rozelie que je suis dans ma volonté de partage qui me permettait de rendre mon travail plus humain. Ce que je sais maintenant, c’est que même si nous n’avons pas les mêmes concepts, nous avons la même façon de trahir. Trahir la vie privée, trahir le secret, trahir la confiance, trahir l’amitié, et parfois, trahir la vérité. Certains nieront, je les vois  venir depuis la Tour Eiffel balancer des torts pour se draper dans leur fierté. Ces gens-là ne font que planter des illusions. Ils ont réussi à transformer ma passion pour l’Université Universelle en dégoût et cause de souffrance. Je refuse d’essuyer l’hypocrisie de ses membres plus longtemps.

Pour moi il y a des valeurs fondamentales, il y a le respect, l’honnêteté, la tempérance et l’intégrité. L’intégrité implique de rester justement fidèle à ses valeurs, et à soi-même. La tempérance implique la maîtrise de soi. L’honnêteté implique la franchise, la vérité, même si celle-ci est dure à dire, à comprendre ou à entendre. Le respect implique de ne pas faire aux autres ce que l’on n’aimerait pas que l’on nous fasse. Facile à dire n’est-ce pas ? Debuci incarne pourtant parfaitement cet idéal et certains feraient mieux de s’en inspirer. Jamais il n’a passé des journées à Skype avec une personne pour finalement en dire du mal dans son dos, car c’est l’exemple typique qu’on peut trouver ici : des hypocrites qui jouent sur tous les tableaux.

« Here are the values that I stand for : honesty, equality, kindness, compassion, treating people the way you want to be treated and helping those in need. To me, those are traditional values ».
Ellen DeGeneres

Jamais je ne prônerai l’intolérance, l’injustice, l’inégalité et la théorie du complot. Tout est une question de conscience, peut-on tout se permettre lorsque nous sommes sur internet ? Non, contrairement à ce que beaucoup pense. Internet a d’importantes répercussions sur nos vies, et quelque que soit la forme, un secret EST un secret. S’il est confié, il faut se demander pourquoi, chercher à comprendre au lieu de condamner directement. Il faut être ouvert d’esprit et voir plus loin que le bout de son nez. Il en va de même pour la confiance, elle est universelle, il n’existe pas de code de la confiance pour les amis virtuels, un ami est un ami, sur Internet ou non, la confiance, elle, n’est pas physique mais morale, elle s’applique à tous et dans tous les domaines.

« La plus noble des vertus reste la gentillesse, mais le monde d’aujourd’hui en a fait une faiblesse »
Stéphane Etienne-Matha

Je ne pourrai jamais concevoir que la famille que j’ai moi-même choisi ne puisse pas partager mes valeurs, je décide donc de quitter cette famille et de prendre le large sur un radeau, d’autant plus que je ne suis plus d’accord avec les choix qu’elle fait, notamment en pseudo démocratie en réunion des représentants. Je ne peux plus assumer les décisions qu’elle prend, mais pour autant je ne préfère pas les contester. La direction que prend l’université ne me convient pas et résister serait aussi vain que nager à contre-courant pour des raisons d’influence minoritaire.


J’ai envie de me rassurer en me disant que j’ai fait mon temps, que, tel fleurit aujourd’hui qui demain flétrira, tel flétrit aujourd’hui qui demain fleurira. Mais la pilule est difficile à avaler. Bien évidemment, je fais des généralités. Personne (ou presque) ne doit se sentir totalement visé dans ce que j’écris, je ne vous force même pas à lire d’ailleurs mais moi au moins, j’ai le mérité d’être honnête et de dire ce que je pense ou ce que j’aimerai qu’il soit.

Il y a tant de personnes que j’aimerais remercier. Mais parmi ces personnes, la première et la seule que je citerai est et sera toujours Nostela, qui a été un des piliers de ma vie pendant de nombreuses années. Ma première amie à l’université, ma première allergie à son chat, et mes premiers moments heureux depuis bien longtemps, même si elle pense qu’ils sont oubliés.

Depuis le 21 décembre 2011, j’ai énormément appris sur moi-même grâce à la communauté de l’université que j’ai rejoint à 13/14 ans (!!!!). J’ai évolué, grandi, j’ai partagé ses joies et ses peines, ses rires et ses pleurs. Aujourd’hui, en 2016, ce que j’ai surtout appris, c’est à me méfier des autres. Je ne souhaite pas continuer d’évoluer dans un environnement malsain ou il faut craindre les répercussions de chaque mot prononcé et se méfier de tout le monde. Je n’ai jamais éprouvé un tel degré de déception face à des profiteurs dans une université pour qui j’ai beaucoup donné. J’ai donné presque 4 ans et demi de ma vie (sur 18 ans, ça commence à faire), je n’attendais pas de reconnaissance, mais je n’attendais pas à ce que l’on me considère comme on le fait aujourd’hui non plus. J’m’attendais pas à ça franchement.

Je suis à la fois dégoûtée, déçue, mais surtout blessée. Blessée que ma gentillesse ait été abusée et ait servi à éponger l’hypocrisie des autres. Est-ce que finalement tout ce que j’ai fait pour l’université est invisible ? Toutes ces années de dévouement étaient-elles inutiles ?  Toutes ces nuits passées à compter votre salaire ? Je m’interroge réellement, sur quoi ai-je été jugé ? Ma froideur ? Sachez qu’à l’école, un professeur n’est pas là pour être aimé de tous, ici c’est pareil. Surtout que je reste quelqu’un de gentil en coulisses (sans vouloir me jeter des fleurs). Ensuite, apprendre que des gens qui ne me connaissent pas s’approprient ma vie, ce n’est pas ma définition du respect ou du civisme. Comment voulez-vous travailler dans des conditions qui sont moralement épuisantes ? S’il y a une loi du mérite, votre karma vous rattrapera.

« C’est parce que le Monde dans lequel nous vivons n’a plus de sens pour nous, parce que nous avons perdu tout sens d’appartenance à ce monde, que les activités que nous inscrivons en lui perdent également tout leur sens à nos yeux ».
Karl Marx

J’aimerai aussi adresser une pensée toute particulière à Jevano, qui a été mon collègue pendant de nombreuses années. Il faut dire que j’ai dû lui en faire baver, je n’ai jamais été quelqu’un de facile, et je le sais j’ai un fort caractère, je lui en ai fait voir de toutes les couleurs mais c’est quelqu’un que j’estimais énormément, et que personne n’a pu ou su remplacer. Je me rends compte que l’ancienne équipe me manque, Jevano me manque, Phiva me manque, Heroze me manque, mes amies me manquent, le passé me manque. Le travail que j’ai entrepris avec eux me manque. J’ai une pointe de regret pour tout ce que je laisse en suspens, des tâches commencées et que je n’achèverai jamais et pour la charge de travail que je laisse à mes collègues. J’espère que comme mes vieux amis, je serai irremplaçable.

Il est inconcevable pour moi d’envisager mon futur à l’université en tant que ministre alors que je suis toujours penchée vers ce passé qui m’est si cher. Je suis bloquée dans mes souvenirs, nostalgique du passé, tout ça pour dire que vous ne pourrez pas me faire changer d’avis. Je devrais conclure, mais j’ai du mal à me dire que tout est terminé. Que vais-je faire maintenant ? Y a-t-il une vie après l’université ? Je l’espère (comme j’espère qu’il y a une vie pour Yann Barthès après Le Petit Journal). Je compte désormais consacrer plus de temps à mes études, à mes (vrais) amis, à mes projets, et à aider mon prochain. Je garderai cependant mon commerce et prend le poste de marchand à la Maison Kitsuné. Vous pouvez me suivre sur Twitter si vous le souhaitez (@mrslauraluu).

Je me souviendrai de tout. De mon arrivée quand nico67380=ban m’a ouvert la porte alors que j’étais sur x-Salt-x, de ma nomination quand nous avons failli finir rôti avec Jevano, la fermeture, nos retours, Natelia, et enfin, la chute. Et je sais qui tenir pour responsable aujourd’hui de mon départ mais je ne forcerai jamais personne à choisir un camp.

J’aurais pu commencer cette lettre ouverte par « J’accuse … ! » mais il n’y a personne à accuser directement. Je sais que l’on récolte toujours ce que l’on sème.

Rozelie




Remerciements : Andalie, Arteo, Bricetol, Clement-91, Crakautte, Debuci, Deto, Elekt, Emperia, Folters, Heroze, Houkers, Hugw, Jevano, Kikagoo, loulie92, Minajesty, nico67380=ban, Nostela, Phiva, skypeuse, Specter_, SyLvAiN, Tiphalie, Vonor, xjoordan=ban (Il y en a certainement que j’oublie, c’est involontaire, sinon c’est que je m’en branle de vous) – Ces personnes que j’ai énormément estimées, voire surestimées, qui auront toujours une place spéciale dans mon cœur.




Dernière édition par Rozelie le Mer 7 Sep - 15:32, édité 2 fois

Employé en Cristal 6/6
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Mer 18 Mai - 18:48
Bonne continuation Statut Statut

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Mer 18 Mai - 19:11


TROP BISOUNOURS

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Mer 18 Mai - 20:27
Coeur coeur coeur

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Mer 18 Mai - 20:38

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Mer 18 Mai - 21:07
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Mer 18 Mai - 21:28
Cher Rozelie ,
[i]Ton "discours" est très émouvant
Il manque la suite de mon texte mais voilà je dit juste mon point de vue qui ressemble beaucoup au tien et bonne continuation Statut

Invité
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Invité


Mer 18 Mai - 21:39
Un parcours magnifique, un travail remarquable et une fidélité présente. Que dire a part bravo? Tu es un exemple pour tous, tu seras toujours un modèle. Bonne continuation Rozelie, soit fier de toi comme nous le sommes. Statut

Ancien ministre
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Mer 18 Mai - 22:02

Lorsque les premières pages de mon parcours à l'Université ont commencé à s'écrire, j'ai partagé énormément de choses. Petit à petit j'évoluais, petit à petit je traçais mon chemin...

Comme tout le monde j'ai appris à connaître, parler avec de nouvelles personnes, et la première ministre à qui j'ai parlé c'était toi. Je n'aurais jamais cru tout ce que tu m'aurais permis de faire avant le jour où j'ai réalisé tant de choses grâce à toi.

"Il n'y a pas de meilleur miroir qu'un ami véritable"

Avec toi, pas besoin d'être amis pour que tu sois déjà quelqu'un de véritable. Bien plus qu'une oreille, tu agissais. Si je suis ministre aujourd'hui, c'est aussi et surtout grâce à toi. Tu as fais bien plus qu'apprendre avec passion les ficelles du poste en tant que marraine, tu m'as aussi épaulé et soutenu.

Pour moi en finalement 1 an et demi tu as été beaucoup plus qu'une ministre, je me souviendrais de tous nos moments à parler, à s'engueuler, à montrer nos désaccords, à se rabibocher, à jouer à des jeux ensemble, oui cette année pour moi a été riche, et ce encore une fois grâce à toi.

Alors juste merci pour tout  Fraternité


Ancien ministre
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Mer 18 Mai - 22:10

Étudiant
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Confrérie 


Mer 18 Mai - 22:17
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